Antennes relais : soyons désinvolts !

Publié le par groupeideesnoires.over-blog.fr

A quelques pas d’un village, en pleine ville, sur le toit d’un immeuble ou d’une école, partout, les grands opérateurs téléphoniques (Orange, SFR, Bouygues et compères) implantent leurs antennes relais GSM (Global System for Mobile Communications). Le but ? En installer le plus possible pour se targuer d’avoir le réseau le plus performant… Après tout, c’est vrai, c’est toujours agréable de bien capter et d’avoir ses quatre petites barres sur son téléphone… mais à quel prix ?

 

La France à la traîne…

 

Sachant les ondes électromagnétiques plus ou moins nocives pour l’être humain, des « normes de sécurité » ont été fixées dans certains pays sur l’installation des antennes relais. A les examiner, la France paraît bien à la traîne, à croire que « notre » gouvernement se fiche pas mal de notre santé (en fallait-il seulement la preuve ?)

Ainsi, en France, pour les fréquences de 900 MHz (celles d’Orange et de SFR), l’intensité du champ d’ondes électromagnétiques doit être inférieur à 41 volts par mètre. En Italie, cette même intensité ne doit pas dépasser les 6 volts par mètre ; en Suisse, c’est 4 …

Pour les fréquences de 1800 MHz (celles de Bouygues), l’intensité du champ électromagnétique doit être inférieur à 58 volts par mètre, contre 6 en Italie et en Suisse ! D’autres pays, comme la Chine et la Russie par exemple, ont également récemment adoptés la norme du 5 ou 6 volts par mètre. L’Autriche, elle, est carrément allé jusqu’à imposer le 0,1 dans la ville de Salzbourg !

Alors, pourquoi de tels écarts ? D’abord, la France reste attachée aux conclusions de travaux réalisés il y a maintenant plus de vingt ans, alors que les autres pays prennent en compte les résultats des dernières recherches effectuées dans le domaine. Ensuite, parce que le gouvernement, fidèle à sa raison d’être, défend les intérêts des grands opérateurs téléphoniques et de l’industrie.

 

Les risques…

 

Les risques liés à l’exposition des ondes électromagnétiques émises par les antennes relais ont été scientifiquement établis, après des expériences effectuées sur des tissus vivants et des animaux ; et grâce aux témoignages de personnes qui, vivant à proximité d’une de ces antennes, se plaignent de migraines, de vertiges, d’insomnies et de malaises récurrents.

De récentes études ont en effet montré qu’une importante exposition aux ondes électromagnétiques peut provoquer des perturbations hormonales, des problèmes cardio-vasculaires et un affaiblissement certain des défenses immunitaires. Des difficultés d’apprentissage, du stress, de la dépression et des troubles du comportement peuvent également se développer, notamment chez les enfants, encore en pleine formation.

Mais, plus grave encore, certains chercheurs ont montré qu’une telle exposition augmente, de façon considérable, les risques de développer un cancer cérébral, une tumeur neuro-épithéliale et/ou un cancer du nerf acoustique.

Le médecin allemand Cornelia Waldmann parle « de véritables concentrations de maladies à ces endroits (zones à antennes relais) ».

            Voilà pour les études et les suppositions, mais qu’en est-il dans les faits ?

 

Les faits…

 

            Chez les rats exposés au rayonnement d’ondes électromagnétiques du type de celles émises par les antennes GSM, les chercheurs ont observé une ouverture sur la barrière hémato-encéphalique qui est sensée protéger le cerveau de l’intrusion de substances toxiques. De plus, le taux de mortalité de ces rats est doublé.

Quant aux vaches exposées aux ondes GSM, elles maigrissent, produisent moins de lait et mettent au monde des veaux morts.

            Chez les hommes aussi, ces antennes ont fait leurs ravages.

Dans une école espagnole de 450 élèves, en 2001, quatre enfants ont développé et sont morts de cancers (leucémie) dix-huit mois après l’installation d’une antenne GSM à cinquante mètres de l’école.

En France, dans le village nordique de Ruitz, deux fillettes ont développé une tumeur au cerveau (l’une d’elle en est décédée) après l’installation de plusieurs antennes relais à proximité du village.

 

Que faire ?

 

            Dans le cadre légal, il est possible de poursuivre en justice les contrats d’installation d’antennes relais pour « dissimulation délibérée d’une information qui modifie la substance du contrat ». En effet, ils ne mentionnent pas clairement et précisément l’absence de tout risque sanitaire. Cette mesure judiciaire est possible dans un délai de cinq ans après signature du contrat.

            Sinon, si leur justice donne raison aux grands opérateurs (ce qui serait peu étonnant) ou si le délai est dépassé, il nous reste toujours les actions de terrain. Pour ce faire, les moyens sont multiples… pas toujours légaux, certes, mais à ne faire que ce qui nous est permis, on n’obtient pas grand-chose…

 

 

Guillaume Goutte, Groupe Idées noires de la Fédération anarchiste

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